start writing

start writing, start writing big fella

he’s been a while I haven’t seen you here, where have you been

aren’t you glad to be back, home writing again

what happened to you, a full year, not a single word, not a even a tweet, or a post, sad so sad, you’ve let me down

and now, look at you, pretending to be back, not even writing in your own language, writing in English when you can hardly write in French, haha, shame on you, lame

anyway, i see that now you’re back in the game, I’ll need to get used to it again

welcome back my friend, welcome back

don’t let me down this time.

comment je suis devenu un bobo

alors voila que j ecris sans accent sans majuscule sur une fausse

machine a ecrire sur mon ipad, avec un clavier inverse, j ai

presque le sentiment d etre un ecrivain. bon, alors voila comment

tout a commence… enfant, je me voyais deja immensement riche,

voyez picsou, c etait mon idole, je collectais precieusement semaine

apres semaine mon argent de poche, avec delice, avec avarice, j

etais pingre, je ne depensAis rien, le montant accumule me procurait

un plaisir fou. je me voyais nager dans mes montagnes d argent, et

garder tout l or, pour moi, rien que pour moi. puis vint le temps

de la puberte, sur le tard, car j etais un peu debile, et les filles

etaient pour moi des objets de desir, mais des objets auxquels on

ne pouvait pas toucher, alors quand je connus les premiers emois,

les langues, les corps, je devins fou, et mon avarice disparut en

un torrent… de generosite, je depensais tout ce que j avais, jusqu

au dernier sou, c etait pour mes dames, pour les faire un peu

rever, pour me faire un peu rever, moi, qui etait persuade que de

toute facon, j allais devenir riche. mais je me rendis compte apres

quelques oppositions bancaires que la richesse n etait pas

forcement enviable et que les sous faisaient tourner les tetes. mon

desir d enfant de devenir banquier s ecrasait contre la realite d

un metier technocratique, ennuyeux, derriere un bureau, sans

contact avec l argent. quel interet donc ? puis je m interessa un

peu a la politique, l argent avait plu aux femmes, ou plutot ma

facilite deconcertante de le depenser se mua en soif incontrolee de

pouvoir. devenu un homme, un jeune homme, j etais devenu arrogant,

je voulais dominer le monde, que les autres m acclament pour mon

genie, mon talent, mon intelligence hors norme, ma superiorite

incontestable. je n hesitais pas a briguer des roles de delegues de

classe pour m exercer a mes futures fonctions, je m entrainais seul

a des diatribes sans fin, a des debats passionnes avec moi meme,

des monologues. je commencais deja a ecrire, un besoin d ecrire mes

pensees que je croyais uniques, des pensees d un futur grand homme,

homme d etat, fils d immigre, qui parvint a se faire une place en

suivant le parcours de la meritocratie republicaine, vive la

france, vive la nation, vive moi ! j etais une tete a claques, mais

cette assurance attirait, du moins je pensais, que j attirais les

femmes pour mon bagou, ma rage d y arriver. puis vint la realite.

moi qui etait promu a un grand avenir, comment, malgre mon

evidente superiorite intellectuelle, science po pouvait me refuser

son entree. quoi ! moi, je pensais que tout m etait du… et j avais

torT. vint la vraie vie, periode de doute, la fac, periode de

rupture amoureuse, je n etais plus celui qui voulait a tout prix

reussir, je n etais plus le rastignac d avant. etait ce la sagesse,

la maturite ? alors qu avant me mettre en avant au detriment d un

autre me posait aucun probleme, soudainement, je fus embete par des

notions de faiblard, d ethique, de morale. je comprenais que la vie avait une

fin, et que la reussite n etait pas une fin en soi. je commencais a

avoir des scrupules, a me taire en reunion, fini les prises de

parole tonitruantes de mes annees de stagiaire, je reflechissais

avant de parler, parfois trop, donc je devenais silencieux. avais

je perdu mon ame, eTait ce le monde de l entreprise qui avait eu raison

de ma jeunesse, ou avais je desormais change ? la peau de chagrin

de mon compte en banque, et mes echecs successifs, ont fait de moi l

archange, le demon de ma jeunesse. je voyais, sur de moi, ces

trentenaires, habilles de tee-shirts de ploucs, je riais ! moi, je ne

deviendrai jamais comme eux, moi je serai deja un homme puissant,

respecte, craint par mes ennemis, aime par les femmes… et puis,

aujourd’hui je suis devenu ce trentenaire habille d’un tee shirt

batman, qui ne souhaite pas ecraser les autres pour reussir, qui ne

reve pas d une tres grande maison, d une grosse voiture, d un

chien, et d une femme siliconee aux gros seins. je suis dans la com’

comme on dit, je n’ecris meme pas pour devenir celebre ou

important, seulement parce que ca m amuse. j ai passe toute ma

jeunesse a passer pour un autre, alors que je suis un timide, alors

que rentrer dans une boulangerie acheter le pain m est encore

aujourd hui difficile, alors que j ai toujours ete un reveur, un

creatif, mais mes profs, ma mere, mes bonnes notes m avaient

convaincu que je serai promis a un grand destin, alors que j ai

toujours ete perdu dans mes reves, dans mes pensees, dans des

histoires ou je devenais un autre, ou j etais un heros, car le

quotidien et mon imagination n ont fait qu un pour moi pendant

tres longtemps, perdu dans mes delires, dans mes bds, dans mes

jouets batman, je suis aujourd hui le petit garcon que j aurais

toujours voulu etre.

 

Ponts de mai

Mais, c’est les ponts. Mai, il y a les ponts.
Ils reviennent et s’en vont.
Mais à force, on s’y habitue un peu trop.
À mai(s). Aux ponts.

Car l’eau coule sous les jours, vacataires.
Non travaillés. Ou, laborieux, pour les moins chanceux.
Peut-être il serait bon de reconsidérer la chose.
Pont être il serait pont de reponsidérer cette phrase.
C’est un peu con ou pont, ou peut-être pas.
Pondichéry, pondération, pond un œuf ou un bœuf…
À croire que les ponts qui comptent ne comportent que des dés.
Et les thés dans tout ça ?
Fainéants, de levis, ou d’Avignon.
Comme le dit la chanson, sur lui, on y danse, on y danse.
A contrario, quand il est devancé, il devient ponctuel.
Ou il peut-être grand, c’est un ponte.

Tout compte fait…
Où le Comte rencontre le Pont(e), dans ses sons mais dans le désordre,
Manquant le P pour que le compte soit bon,
On s’y mêle et s’emmêle les pinceaux,
Dans ce conte, sans queue, ni tête,
Mai, soyez rassurés,
Rien de grave,
Deux lots coulent à flot,
Et les gens dansent tous en rond.

pont

Mes vacances en Normandie

Quel est le rapport entre le Printemps arabe, le djihadisme, et mes vacances ? Le fait que nous nous tournons, une fois n’est pas coutume, vers les régions françaises. Le Maroc, la Tunisie, l’Égypte, mouais… ça donne moins envie depuis les soulèvements populaires et les attentats. Il y a quand même une contradiction de l’Européen de soutenir les révolutions du peuple arabe, et de s’empresser de changer de destination une fois l’affreux dirigeant au pouvoir n’y est plus. Car dans notre plus grand égoïsme, et c’est tout naturel, nous souhaitons des vacances sans problème, sans souci. Seulement voilà, redécouvrant les régions de France, nous oublions à quel point elles sont belles… et froides. Donc nous voilà, sous la pluie, et / ou contre le vent, visitant la Normandie et une partie de la Bretagne. Alors certes, nous n’aurons pas de coups de soleil, alors certes, nous bénéficions d’un grand bol d’air frais, alors certes, nous améliorons notre bilan carbone, alors certes, les huîtres sont fraîches et consommons du beurre jusqu’à l’overdose, mais sérieusement s’acheter un pull et un bonnet en laine au Printemps, est-ce vraiment nécessaire ?

Touriste parisien profitant d’une villégiature normande
Touriste parisien profitant d’une villégiature normande

Les fachos

Y’a comme qui dirait une odeur… dédiabolisé… c’est comme chercher une aiguille dans un foin de merde… le bruit des bottes n’est jamais très loin. Le sapin vert ne cache pas l’odeur qui envahit la pièce. On aimerait croire Marine, mais on sait d’où elle vient. Le Papa écarté, boulet isolé du FN. Boulet fondateur et représentatif du FN. On fait du soft, du light, mais le fond reste le même. On fait de la com’, on s’appelle Rassemblement Bleu Marine, mais ne soyez pas dupes. On voit comment les Femen ont été délogées manu militari par le service d’ordre du FN, on entend les commentaires amoureux des militants dans les rangs du 1er : « salope » « pute » « tuez-la », on a vu l’équipe du Petit Journal agressé par un haut responsable de ce même parti et les coups donnés aux journalistes par les partisans de ce parti qui se veut respectable. Ça laisse présager des jours heureux quand ils seront aux pouvoirs…

Stop the bullshit, vous le savez, quand vous votez pour ces (dangereux) guignols, vous donnez du pouvoir aux fachos, ni plus ni moins. Pas d’excuse.

Le FN n’est pas un parti comme les autres.

Le sourire de la haine
Le sourire de la haine

Café du matin

Café du matin, un deuxième à la Brioche Dorée, nom poétique pour lieu sans poésie.
Attente en vue d’un RDV. 
Pour le travail. Le travail. Travaille, travaille et travaille encore.
Adieu la poésie, la magie, le rêve.
Si la passion m’anime, le quotidien reprend le dessus, implacablement, sans sourciller.
Soupape d’anti-vie, il revient au galot, pour briser les énergies créatrices.
Nous voulons respirer, nous voulons vivre, nous voulons rire,
jouer, sauter, crier, pleurer, faire du bruit, du bordel, 
le chaos comme raison d’être.
Au lieu de ça, la routine nous met tous dans un moule, 
nous suivons la route sans connaître la destination,
mouton parmi les moutons, je suis le flot, le flow, le flux, 
des métros, des trains, des bureaux, des prez, des recos,
et autres anglicismes et acronymes stupides.
Pour ne pas faire du travail une aliénation,
il faut revendiquer l’école buissonnière, entraver les règles,
les compromis, la bienséance, les faux-semblants, les sourires de façades,
pour retrouver l’énergie brute, battante, la créativité à sa source,
et là, le travail deviendra, pour une fois, vraiment productif.

route noir et blanc sans fin

Lettre

Imbécile, ingrat, tu te trouves des excuses,
mais moi tu y penses, tu y penses,
tu penses à moi, tout ce que je t’ai offert.
Lâche, petit, faible, vaux rien,
moins que rien, rien, tu n’es rien.
Moi que tu as créé, que tu as aimé, tu me délaisses…
tu ne me regardes plus, tu ne me touches plus.
Que sont devenus tes caresses, tes pensées,
tes mots qui me faisaient vibrer ?
Tu me faisais rire, tu étais drôle.
Tu me faisais rêver, tu étais magnifique.
Mais aujourd’hui, sans moi qui es tu,
je suis là, tu le sais bien.
Et quand bien même après des mois d’absence,
de silence, de réclusion, de cloisonnement,
je suis là, cette voix, qui t’obsède, qui te hante,
qui t’ordonne d’écrire.
Tu ne peux pas t’en passer,
tu ne dois pas t’en passer.
Je me fous de tes excuses, je me fous de tes pardons,
de ton travail, de ta fatigue, de tes problèmes.
Écris, écris pour moi, comme au premier jour.

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