28/07/2011 7:35am

Dans le train, mal réveillé, un stylo bille à la main, en train d’écrire sur mon petit calepin, un moleskine SVP – je suis bourgeois après tout. Ok je me lance pour expliquer la taxe carbone en 500 mots… CHAUD

Depuis des semaines, l’Australie s’entre déchire sur la taxe carbone. Difficile de se faire une opinion dans cette bataille des chiffres. Pour les nuls, un peu de contexte tout de même. 2012, le jour d’après et Al Gore l’ont prouvé, tout va péter, la Terre, et tout et tout. Les politiques « bon an mal an » s’en mêlent. Sauf que la politique en Australie se partage entre Julia Gillard, travailliste, et Tony Abbott, leader de l’opposition donc de droite. A chaque fois que Julia dit quelque chose, Tony dit le contraire. Passionnant… et les australiens sont désespérés à devoir choisir entre Julia qui a le charisme d’une huître et Tony l’intelligence dune moule. Côté environnement, les aussies adorent les grands espaces, le bush, le sentiment de liberté qui s’en dégage. Sauf que l’ australian way of life se rapproche beaucoup du mode de vie américain. La prédominance de la voiture – du fait de l’immensité du pays et du manque de lignes ferroviaires type RER – le shopping à gogo, le barbecue au gaz ou encore la terrasse chauffée au gazole, bref de gros pollueurs à la conscience écolo.

Donc quand Julia veut introduire une taxe carbone qui s’appliquerait aussi bien aux ménages qu’aux entreprises, tout le monde est mécontent. Sauf que dans l’ensemble, la loi est assez bien faite, et que des aides sociales seront distribuées aux ménages allant des classes populaires aux classes moyennes qui s’en sortent plutôt bien. Les payeurs seront donc principalement les familles aisées mais surtout les entreprises les plus polluantes. Là encore, elles ne seront lourdement taxées que si elles ne font aucun effort. Alors que reproche t-on à la loi ? Tout d’abord, personne n’aime les taxes, donc une taxe en plus, qui de plus est pour quelque chose d’abstrait comme le CO2, on râle… Après, le risque de mettre en danger la compétitivité des entreprises en augmentant les charges, et le risque de hausse des prix si les entreprises veulent répercuter la taxe carbone sur les consommateurs. Aussi la peur que les aides sociales ne suivent pas l’index des prix et l’inflation donc qu’elles deviendraient à force inférieures à la taxe carbone. Enfin, la peur des délocalisations et perte d’emplois si les entreprises partent ailleurs. Car l’Australie est le premier pays au monde à introduire une telle législation. C’est courageux et risqué pour Julia Gillard. Est-ce que d’autres pays suivront ? Ou est-ce trop cher payé pour un impact que certains jugent minimum sur l’environnement quand la Chine explose ? Ce débat, on l’aura certainement en France un jour, donc affaire à suivre…

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