ACTE II : Pourquoi les belles-mères sont-elles toujours méchantes ?

(Ecrit fictif du petit Thomas)

C’est pas facile d’être belle-mère, faut se l’avouer. On est au mieux l’illégale qui vole les enfants à la mère légitime ou au pire la vraie salo**. On n’a qu’une seule mère, et les enfants sont bien souvent plus impitoyables avec leur belle-mère qu’avec leur beau-père. Allez savoir pourquoi, un truc freudien peut-être. Valérie a ce qu’on appelle le « syndrome de Rebecca ». Elle ne supporte pas ou plus une once de l’ancienne existence de papa. C’est comme si avec elle, papa n’a jamais eu de femme ni d’enfant avant. Elle lui fait tout ce chantage, alors qu’ils ne sont même pas mariés. L’excuse : c’est une femme indépendante et une féministe, elle tient à sa liberté, et patati et patata. L’indépendance a du bon quand on est sous protection présidentielle ! Enfin bon, on peut pas lui en vouloir pour ça. Elle essaye de s’affirmer, alors qu’on lui demande un « devoir de réserve », en gros de fermer sa gueule. Dur quand on est une femme de son rang, une journaliste qui a justement l’habitude (le besoin ?) de l’ouvrir sa gueule. Valérie, t’as pas été cool là avec maman. Le bon coup de poignard dans le dos. Maman risque de perdre l’élection, tu sais. Franchement, chapeau ! Mitterrand n’aurait pas fait mieux. Tu devrais faire de la politique. Je sais, entre-nous, que le rôle de la First Lady ça ne te botte pas. La petite femme, gentille, bien soumise, qui s’occupe des petits enfants malades, de la couleur des nappes du palais présidentiel, de cuisiner des petits cookies pour la bonne cause. Les sourires modestes, les rires gênés. So boring! Ça t’emmerde, avoues-le. Tu te dis dans quel pétrin tu t’es fourrée en devenant la femme de l’Empereur. Enfermée dans ton palais. Adieu ma concubine. La crise de folie n’est plus très loin. Toi, tu veux crier, rire, jouir de la vie, être une femme des années 80 jusqu’au bout des seins ! Ils ne comprennent rien, les médias, les ministres et autres ministrables, le bas peuple, à ce que tu veux, à ce que tu es. Ça te change en tout cas. C’est toi qui portait la culotte avec papa, mais là c’est lui le patron. Je suis désolé belle-maman, mais va vraiment falloir apprendre à la fermer.

P.S. t’approches pas trop de la maison de maman ces prochains jours, elle t’attend avec son nouveau fusil à pompe.

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