Toi aussi, deviens un athlète de haut niveau !

La fin des Jeux Olympiques, c’est comme le retour du beau temps après des semaines de pluie : l’angoisse, la peur du vide, mais de quoi va t-on parler aujourd’hui ?

Alors en bon communicant que je suis, je me suis bien sûr intéressé un minimum aux JO, au décompte des médailles, aux pleurs des boxeurs français et des nageurs australiens, pour faire la conversation et survivre au quotidien. Parce qu’entre nous, qui s’intéresse vraiment au saut à la perche ? Bon, il y a deux ou trois choses que je regarde avec plaisir quand même, comme le judo. Mais les allez incessants des nageurs et sprinteurs me laissent indifférents. Et encore plus quand la France est absente (et elle est souvent absente). Certains diront, on a eu de belles surprises, le frère Manaudou par exemple. Mais, maintenant que faire ? Personne ne commente les Jeux Paralympiques. Et pourtant, ces athlètes sont souvent des surhommes bioniques ! Comment peut-on ignorer les performances herculéennes d’un unijambiste ! Je dis ça sans me moquer, c’est absolument fascinant. Il faudrait bien sûr en parler abondamment : l’exploit humain, le courage qu’il faut avoir, le sport comme seconde vie pour beaucoup. Il faut qu’ils se mettent nus pour être entendus.

Maya Nakanishi pose nue pour financer sa participation aux Jeux Paralympiques de Londres.

On préfère le Kayne West du sport, l’ultra prétentieux Usain Bolt, qui nous dit sans sourciller qu’il est désormais rentré dans la légende. Et les autres alors ? C’est quand même formidable de voir tout le monde (même ceux qui ne se lèvent jamais du canapé) faire l’apogée du corps et de la performance. Alors bien sûr les JO c’est aussi la grande compétition entre les Nations. Les Etats-Unis et l’Europe cachent (mal) leurs craintes et frémissent à l’idée (plutôt réalité) d’une Chine dominatrice.

Après les feux d’artifice, les shows staliniens, l’émotion, la passion, plus rien. Vide sidéral. Les journées passées 24h/24 devant la télé sont écoulées, épuisées. Il va falloir affronter le réel après ce beau spectacle. Oui toi, gros lard, lève toi et court (… du salon au WC). Court Forrest, court ! Oui, c’est bien. Le 10 mètres en 27 secondes. Encore un effort : basket poubelle, escrime avec le couteau de cuisine, lutte gréco-romaine avec ta peluche. Toi aussi, tu peux devenir un grand parmi les grands (un gland parmi les glands), un dieu du stade (sans pantalon), un monstre de virilité et de surpuissance. Toi aussi, tu peux… euh, en fait, non tu ne peux pas. Désolé. Non, même pas les Jeux Paralympiques. Ils te mettent la misère (… à l’aise).

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