Blanc bonnet et bonnet blanc

Attention blague Carambar : Que fait une vache les yeux fermés ?… Réponse : Du lait concentré ! Hilarant, non ?

Bon c’est pas tout ça mais il fait chaud ici, je sais c’est assez cruel de dire cela pour les auditeurs français, mais c’est vrai. L’orage n’est pas loin, il sera violent. En parlant d’orage, je voulais écrire un billet absolument inutile sur la suite de mes aventures quotidiennes dénuées de sens. Hélas non, comme toujours, on en revient à la politique avec monsieurpapillon.

J’essaye de suivre les péripéties à l’UMP devant mon écran de télévision, et je me dis « nous sommes mal barrés ». Souvenirs en presque pire de l’élection présidentielle où revenaient sans cesse les gentils surnoms donnés à François Hollande par ses petits camarades socialistes et détracteurs UMP : Fraise des bois par Fabius et surtout le fameux Flanby. Il est intéressant de noter la lexicologie politique de la « mollesse ». Fillon est vu lui aussi comme un candidat mou face à la boule d’énergie Copé. C’était déjà le cas entre Balladur ou « couille molle » et Chirac. La réalité n’est pas toujours en accord avec les mots. On peut aisément affirmer que Sarkozy a fait plus en 5 ans que Chirac en 12 (oui ok la cohabitation blabla mais c’est un fait). Je suis aussi abasourdi par l’absence de clairvoyance de certains qui pensent que Copé prépare la place à Sarkozy II. C’est aller un peu vite en besogne quand on sait qu’en 1995 Copé soutenait Chirac et Sarkozy Balladur. Certes, Copé avait parié sur le bon cheval et son calcul était tout bonnement politique. Ce n’est pas forcément le cas de Sarkozy qui voyait peut-être en Balladur un maître de cette droite libérale qu’on ne verra jamais en France (c’est mal parti).

Sans entrer dans les magouilles du vote et des commissions et des contre commissions vues et revues à la télé, j’ai envie de dire à qui profite le crime ? Certainement pas aux deux protagonistes principaux, Fillon et Copé, ils sont out, sur liste noire, ce n’est même pas la peine de venir en 2017. C’est terminé. Fillon s’en sort un peu mieux, mais a-t-il vraiment les reins assez solides pour mener son propre parti, rien n’est moins sûr. Le Centre pourrait éventuellement un peu profité de cette mascarade. Sauf que le Modem n’est pas en forme (c’est le moins que l’on puisse dire) et l’UDI de Borloo manque encore de crédibilité et d’assise. Le Front National par contre doit se réjouir de cette situation, surtout parce qu’elle reflète une certaine scission idéologique à l’UMP entre la droite dite républicaine et la droite perçue comme plus nationaliste. Les débats en interne entre Fillon et Copé sur les pains aux chocolats et le racisme anti blanc montrent non seulement la décrépitude des idées politiques en France mais aussi la victoire sur le plan de l’idéologie d’une certaine droite plus conservatrice et nationaliste. Sur le plan de l’idéologie, c’est donc le Front National qui l’emporte. Idéologie que ne peut contrer l’UMP, car le parti est en panne d’idées. L’UMP, pourtant d’essence républicaine, héritière du Gaullisme, d’une France forte, indépendante mais combattant le fascisme, s’alignerait presque sur le FN. Chose incroyable qui prend forme chaque jour.

Entre parenthèses, force est de constater aussi le néant idéologique au PS. La politique de François Hollande est assez comparable à celle de Nicolas Sarkozy à quelques exceptions près. C’est une politique libérale, monétariste, appliquant la rigueur demandée par Bruxelles et les marchés financiers. Sans avoir la solution, car je ne suis pas Nostradamus, le PS est incapable de réfléchir en dehors des sentiers battus et de proposer une politique de gauche moderne. La dernière nouveauté en date : les nationalisations. Le maire de Londres, Boris Johnson, se fend la poire, et demande aux investisseurs indiens de venir s’installer au Royaume-Uni. Alors sans être contre le principe, il faut revenir sur la méthode. Une attaque frontale du Cœur de Lion Montebourg envers les méchants capitalistes. En France, on n’aime pas l’argent, on n’aime pas les riches, on n’aime pas les entrepreneurs, les capitalistes, les investisseurs… Mais une nationalisation n’est pas toujours absurde. Le sauvetage d’Alstom par Sarkozy est souvent cité en exemple. Les libéraux diront que les nationalisations retardent la modernisation de l’appareil productif et/ ou l’investissement vers des secteurs plus porteurs. C’est aussi vrai. Alors quand on décide de nationaliser, il faut une stratégie derrière, une politique industrielle par exemple. Il ne s’agit pas d’agir par à-coups ni par la seule émotion. Business is business.

Qui viendra sauver la France ? Les Français rêvent de l’Homme Providentiel. Sarkozy II aime (dans ses fantasmes) revêtir les habits du Général. Revenir avec LA solution. De Gaulle et sa fameuse traversée du désert. Notre grand Charles était quand même revenu avec la Vème République et la Constitution. Mais les hommes providentiels peuplent les cimetières : Bayrou et Villepin aussi se sentent déjà pousser des ailes… AMEN

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