Ecritures brouillonnes Partie 3 et Fin

Suite des parties 1 et 2

Avec le retour d’Australie, j’ai retrouvé mes marques, mes habitudes, retour à la « normalité ». Mais la normalité, contrairement à ce que sous-entendait la campagne du champion socialiste, n’a rien de valorisant dans notre société. « On » demande aux enfants d’avoir des 20/20, d’être les premiers de la classe. « On » demande aux employés de faire plus avec moins, d’être toujours plus productifs. La normalité est toute sauf normale. Elle est le creuset de luttes de normes, de la modernité contre la tradition, et repose sur une philosophie contraire au monde industrialisé qui pousse l’individu à se dépasser sans cesse, à croître, à être compétitif, à incarner le surhomme nietzschéen. C’est quoi être normal ou faire preuve de normalité ? C’est quoi être normal quand les repères d’autrefois, les référents traditionnels (l’Etat, l’Eglise, la Nation, la famille, etc.) ne sont plus à l’ordre du jour ou contestés ? Est-ce qu’être normal, c’est être banal ? Est-ce qu’être banal, c’est un mal en soi ? Faut-il nous contenter de moins ? La croissance est-elle une fin en soi ? Que veut-on transmettre aux générations futures ? Quel est le modèle français, le modèle européen ? Existe-t-il ? En faut-il ? Autant de questions sans réponse qui laisse une plume agitée mais sans encre pour écrire. A force d’apporter des réponses simplistes à des questions complexes, nous construisons une politique qui va dans le mur. Trop préoccupés à satisfaire les demandes de la rigueur, des agences de notations, des lobbys, du court-termisme, on en oublie le pourquoi.

monsieurpapillon, après des heures de réflexion, a  une petite inflation du cerveau
monsieurpapillon, après des heures de réflexion, a une petite inflation du cerveau

Libéraux qu’ils s’appellent les bureaucrates de Bruxelles haha ! Quelle drôle d’idée ! Quand Adam Smith écrivait la Richesse des Nations en 1776, il voulait le bonheur des peuples. La division du travail illustrée par la manufacture d’épingles, le libre commerce de marchandises entre les nations, ne sont que des outils pour parvenir à la prospérité, condition du bonheur selon A. Smith. Les bureaucrates de Bruxelles veulent-ils notre bonheur ? Je ne sais pas et eux non plus.

Alors pour 2014, en attendant de trouver des réponses imparfaites pour renouveler la France, je souhaite à tout le monde d’être heureux ou de réfléchir aux moyens d’y parvenir sans forcément emprunter la voie de Cécilia Sarkozy qui affirmait dans une émission de télé il y a quelques années qu’on ne pouvait être heureux sans être le meilleur…

Fin de la partie 3 et FIN

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