Les hommes se cachent pour mourir

Le visage de Maxime montre les séquelles de la torture passée
Le visage de Maxime montre les séquelles de la torture passée

Maxime, 37 ans, raconte sa vie d’homme battu

Si vous n’avez pas lu ce fait divers terrible, lisez-le.

Il raconte le calvaire d’un homme manipulé et entièrement soumis à la volonté brutale d’une femme pendant plus d’un an. Il a tout enduré, il a tout perdu, son travail, son identité, pour un soi-disant amour qui n’était que pure violence.

Le récit fait froid dans le dos… Si l’on est confronté de plus en plus à la violence faite aux femmes, qui reste la violence majoritaire, quotidienne, et cachée de nos sociétés, il n’en reste pas moins qu’en tant qu’homme, j’ai été choqué par ce récit. Si la violence m’est insupportable, se retrouver le témoin d’une scène de vie, ou plutôt d’une tranche de vie gâchée à jamais par la folie d’une femme, m’a scotché. Dans les guerres tribales, de religion, et autres barbaries, il est d’usage de violer ses adversaires. On parle des femmes, et c’est épouvantable, un dégoût profond de l’humanité remonte à la surface, comme une envie de vomir d’être un homme. Mais on parle moins du viol des hommes, qui, comme les femmes, vivent dans la honte, dans le secret, sans vouloir, sans pouvoir en parler, de peur d’être montrés du doigt.

Car la violence faite à l’autre est d’abord synonyme de silence, d’incapacité à crier son mal-être pour la personne qui en est victime. L’homme, ou plutôt les hommes, sont éduqués depuis des générations, pour montrer aux femmes leur virilité. Cette virilité est un mélange stupide de violences faites aux femmes, mais également une violence faite aux hommes qui est moins évidente. Ne pas montrer ses émotions, garder pour soi son ressenti, ne pas pleurer, ne pas dévoiler ses peurs, ses secrets, reste le modèle de nos papas. Si mon écrit n’est pas une invitation à nier les différences entre hommes et femmes, il souligne néanmoins le rôle de l’éducation et la nécessité de transformer nos repères. Notre modèle d’homme est encore à inventer pour ne pas tomber dans un silence coupable intenable pour les femmes et pour nous.

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