Macron : qui n’est pas avec moi, est contre moi

Emmanuel Macron n'a pas dit son dernier mot
Emmanuel Macron n’a pas dit son dernier mot

La scène est théâtrale. On voit Emmanuel Macron se débattre dans l’arène qu’est l’Assemblée Nationale prendre à partie les frondeurs de gauche. En substance, il dit que si votre réponse est de ne rien faire, ceci n’est pas une réponse acceptable pour la Gauche. Et se retrouvent dans le même camp, frondeurs, front de gauche, et gens de droite, pour ne rien faire.

S’il est un peu manichéen de réduire l’Assemblée à un affrontement contre sa loi, et donc selon Macron, contre sa personne, il y a une part de vérité dans ce qu’il dit. La Droite, UMP et UDI, aurait pu, aurait dû, voter cette loi. Certains, dans leur honnêteté intellectuelle, étaient prêts à le faire. Cette loi, que certains aiment à répéter qu’elle n’est pas la loi de siècle, oublient un peu vite qu’il n’y a pas de recette magique pour redynamiser l’économie française. Tous sur les bancs de l’Assemblée, ont été au pouvoir, tous ont échoué. Donc un peu d’humilité ne fait pas de mal. Cette loi n’est peut-être pas la solution à la crise, mais c’est un début.

Car l’économie française souffre de ses rigidités, de ses corporatismes. Et le simple fait que chaque profession réglementée se soulève pour combattre cette loi, qu’elle soit soutenue en majorité par les Français, qu’elle traverse les clivages politiques traditionnels, est la manifestation de l’importance de cette loi. Au-delà de ce qu’elle apporte dans ses textes, elle est à l’image d’Emmanuel Macron. L’homme trentenaire se tenant debout au milieu d’une assemblée vieillissante, cheveux blancs et gris, pour la réforme, pour le changement, pour décloisonner l’économie française, pour faire sauter les verrous qui nous empêchent d’avancer. C’est une loi libérale, la France a besoin de libéralisme. La France doit combattre la tentation de se replier, de croire qu’elle est seule, qu’elle vit en autarcie, qu’elle a le luxe de refuser la mondialisation, de balayer d’une main une loi qui potentiellement pourra créer quelques emplois dans un contexte où le chômage bat son plein. Nombre de rapports ont été pondus par nos économistes et intellectuels, à commencer par Jacques Attali, sur la nécessaire libéralisation de l’économie française, cette loi va dans le bon sens.

Libéral n’est pas un gros mot, libéral c’est combattre la bureaucratie, c’est défendre le peuple contre les privilèges de certains au détriment des autres, c’est se lever contre les corporations, contre les intérêts bien compris des professions et catégories les plus favorisées, c’est dire non à l’inégalité des traitements pour l’égalité des chances.

Pour aller plus loin
Loi Macron : pourquoi l’UMP frise l’inconscience

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s