Café du matin

Café du matin, un deuxième à la Brioche Dorée, nom poétique pour lieu sans poésie.
Attente en vue d’un RDV. 
Pour le travail. Le travail. Travaille, travaille et travaille encore.
Adieu la poésie, la magie, le rêve.
Si la passion m’anime, le quotidien reprend le dessus, implacablement, sans sourciller.
Soupape d’anti-vie, il revient au galot, pour briser les énergies créatrices.
Nous voulons respirer, nous voulons vivre, nous voulons rire,
jouer, sauter, crier, pleurer, faire du bruit, du bordel, 
le chaos comme raison d’être.
Au lieu de ça, la routine nous met tous dans un moule, 
nous suivons la route sans connaître la destination,
mouton parmi les moutons, je suis le flot, le flow, le flux, 
des métros, des trains, des bureaux, des prez, des recos,
et autres anglicismes et acronymes stupides.
Pour ne pas faire du travail une aliénation,
il faut revendiquer l’école buissonnière, entraver les règles,
les compromis, la bienséance, les faux-semblants, les sourires de façades,
pour retrouver l’énergie brute, battante, la créativité à sa source,
et là, le travail deviendra, pour une fois, vraiment productif.

route noir et blanc sans fin

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